(fr) RES 03

L’intervenance et la dimension « analytique » des recherches en sciences sociales : quels mots pour en parler, pour les assumer ?

Cette séance aborde le problème de la position et de l’intervention du chercheur en partant de l’hypothèse que l’analyse pratiquée par le chercheur en gestion, et plus généralement, en sciences sociales, n’est pas un simple décorticage intellectuel de la situation qu’il étudie, mais en constitue bien aussi une analyse, au sens que donnent à ce mot, par exemple, la psychanalyse ou l’analyse institutionnelle : une pratique qui passe par la parole, l’écoute et la reformulation et qui possède toujours, nolens volens, des effets cliniques. La séance commence par camper la position du chercheur, toujours « pris » dans les situations qu’il étudie. Elle montre ensuite les ressources majeures que peuvent apporter, pour le traitement de cette question, les approches analytiques de diverses écoles de psychothérapie. Puis un retour est proposé sur les apports et les limites de l’analyse institutionnelle telle qu’elle a été défendue par René Loureau. Enfin, la séance propose toute une palette de mots – ou de concepts – pour inciter à dire la diversité des relations du chercheur aux composantes de son terrain : acteurs, institutions, et jusqu’à la relation qu’il entretient avec lui-même.

Durée de la conférence : 2h40

Date : 10 juin 2005

Lieu : ENGREF Paris

Vous pouvez télécharger ici :
– la synthèse


– le support visuel
– la première partie du fichier audio
– la deuxième partie du fichier audio
– les notes et références

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